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Question d’auditeurs : Dans les temps sombres que nous traversons et à la vue des fléaux en tous genres qui s’abattent sur nous, beaucoup de personnes se demandent : “Mais que fait Dieu? Pourquoi nous laisse-t-Il seuls face à la misère et aux soucis qui nous accablent”?
Quel est le point de vue des chrétiens des origines à ce sujet?
Dieu est un Père fidèle et bienveillant. Son Esprit est en chacun de nous, en chaque homme et en chaque être. Il est également en vous, également en toi, mon frère, en toi ma soeur, dans l’Esprit de notre Père éternel. Dieu ne nous laisse jamais seuls, nous Ses enfants. Dieu ne nous a pas seulement donné les Dix Commandements à travers Moïse, il y a de cela 3500 ans. Dieu, l’éternelle force originelle, nous a, à toutes les époques, envoyé des prophètes de même que des hommes et des femmes éclairés. Et Il s’exprima avant tout à travers Jésus, Son Fils, le plus grand prophète de tous les temps. Jésus s’adressa autrefois aux hommes et aux femmes qui Le suivaient, Ses apôtres, en leur disant plus ou moins en ces termes: “Je vous enverrai le consolateur, l’esprit Saint, qui vous conduira dans toute la vérité”; Bien qu’avec “toute la vérité”, Il veuille bien sûr dire : dans la mesure où nous, êtres humains, pouvons la comprendre dans notre langage. Nous vivons dans un grand tournant d’époque et nous savons : “ Ton royaume vient, ô Seigneur, et Ta volonté se fait”, c’est notre Royaume ! C’est ce que pensent les chrétiens des origines qui vivent de plus en plus selon ce principe vie: “ Ton royaume vient et Ta volonté se fait”. Jésus a tenu Sa promesse de nous envoyer le consolateur, l’Esprit Saint; Il est venu à nous dans Sa Parole.Jésus incarnait l’esprit prophétique, car Il disait: “ Mon Père et Moi sommes un”. Jésus, le Fils de l’Homme, puisait donc à la source éternelle et originelle et parlait avec la puissance du prophète unique qu’Il fut au cours de toute l’histoire de l’humanité. Il incarnait pour ainsi dire l’Esprit prophétique et sur la croix, Il devint notre Rédempteur. Regardons dans quel contexte et dans quelles conditions Jésus exerça sa tâche de prophète: Oui, prenons conscience des faits suivants: entre le moment où Jean le Baptiste baptisa Jésus dans le Jourdain, que Jésus commença à enseigner et celui où Il fut capturé par les sbires de Pilate, il ne se passa que 3 ans. Il n’y avait pas de moyens de transport pour se rendre dans des pays lointains, pas de microphones, pas d’amplificateurs permettant de s’adresser à de grandes foules, pas non plus de médias qui auraient permis de diffuser Son enseignement. Pour s’adresser aux hommes, Jésus monta sur un monticule, comme c’est écrit dans la Bible, “ sur une montagne”. Jusqu’où sa voix pouvait-elle bien porter? Ceux qui l’écoutaient ne pouvaient, pour la plupart, ni lire ni écrire, ne pouvaient donc pas non plus prendre des notes. Jésus ne s’adressait pas à des docteurs de la loi ou à des pharisiens.Il parlait à des hommes simples, dans sa langue maternelle, qui était l’araméen, et non en hébreux ou en grec, qui étaient les langues usitées couramment dans le monde de l’époque, ou encore en latin.Tout ce que la chrétienté institutionnelle sait sur l’enseignement de Jésus, du Christ, repose sur la transmission orale, qui s’est étendue sur des générations, car ce n’est qu’environ 90 ans après la mort de Jésus que furent écrits les premiers documents concernant sa vie et son enseignement.
Tu parles de 90 ans, c’est-à-dire presque 3 générations! Imaginons-nous devoir rapporter la vie d’une personne que nous avons connue il y a très longtemps, sans avoir pris jusqu’alors aucune notes. Dans quelle mesure notre récit serait-il fidèle à la réalité? Ne serait-il pas non plus foncièrement différent de celui d’un autre homme dont les souvenirs diffèrent totalement des nôtres, qui a gardé en mémoire d’autres traits de caractère, d’autres qualités de cette personne, d’autres phrases aussi ?Il y a eu donc en effet aux tous débuts du christianisme une multitude de récits sur la vie de Jésus, qui différaient fortement les uns des autres. On peut donc se demander quel pourcentage de vérité avait été conservé dans ces tous premiers Evangiles ?
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